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Communication visuelle des ONG : les règles d’un support efficace

Une présentation qui répond aux partenaires, des photos du terrain, une identité qui se porte et une place prévue pour les logos : l’exemple d’un projet à Cotonou.

Communication visuelle des ONG : les règles d’un support efficace

Les supports d’une ONG servent trois publics à la fois : les partenaires qui financent, la population qui doit agir, et l’équipe sur le terrain. Un support efficace répond à la question de chacun, montre le terrain tel qu’il est, et donne aux partenaires une place prévue d’avance.

Une présentation qui suit les questions du partenaire

Un partenaire qui reçoit une présentation de projet cherche les mêmes réponses, dans le même ordre. Il veut connaître le problème, ce que l’ONG veut changer et comment elle s’y prendra, puis ce qui lui manque et ce que lui-même y gagne. Une présentation qui suit cet ordre se lit vite et se défend en réunion.

C’est la structure de la présentation que Néhémie HOLONOU a mise en page pour l’ONG Bénin-Villes Propres. Le projet porte sur l’assainissement d’Akpakpa-Dodomey et la pose de 50 poubelles publiques le long de la corniche, à Cotonou. Après le contexte et les objectifs viennent la stratégie, les besoins, puis une page en trois colonnes pour les partenaires : pourquoi accompagner le projet, comment, et ce qu’ils y gagnent.

Page de la présentation de l'ONG Bénin-Villes Propres en trois colonnes pour les partenaires
Une page qui répond aux trois questions d’un partenaire.

Le terrain, en vraies photos

Une photo prise sur le terrain dit plus qu’une image de banque d’images. La couverture de la présentation montre des balais en action sur un sol jonché de déchets, sans visage reconnaissable. C’est aussi une précaution : une personne photographiée, et à plus forte raison un enfant, ne figure sur un support qu’avec son accord ou celui de ses parents.

Couverture de la présentation d'un projet d'assainissement à Cotonou, avec des balais en action
La couverture : le geste plutôt que les visages.

Une identité visible sur le terrain

Sur le terrain, l’identité d’un projet se porte et se voit. Pour Bénin-Villes Propres, la présentation propose des t-shirts, des casquettes et des poubelles aux couleurs du projet, avec un message court : « Je rends ma ville propre ». Le message se lit de loin, et chaque objet rappelle le projet après la journée d’action.

Propositions de t-shirts, de casquettes et de poubelles aux couleurs du projet Bénin-Villes Propres
T-shirts, casquettes et poubelles proposés pour le projet.

Une place prévue pour les partenaires

Les partenaires attendent de voir leur logo, et beaucoup de bailleurs fixent des règles de visibilité. Lisez ces règles avant de dessiner. Prévoyez dès le départ un emplacement pour les logos : un bandeau en bas d’affiche, une page de remerciements, un mur de partenaires lors d’un événement. Un logo ajouté au dernier moment déséquilibre la mise en page.

Un message compris par tous

Une campagne de sensibilisation s’adresse aussi à des personnes qui lisent peu ou qui lisent le français comme une seconde langue. Des phrases courtes, un mot d’ordre répété sur tous les supports, des pictogrammes et un fort contraste rendent le message accessible. L’article sur les supports accessibles à tous les publics donne les repères chiffrés.

Pour votre prochain projet

Néhémie HOLONOU conçoit pour les ONG des présentations de projet, des supports de sensibilisation et des campagnes. Les pages affiches et visuels pour les réseaux sociaux et mise en page de rapports et publications présentent ces services. La page conception graphique et mise en page montre la présentation complète.

Rédigé par IBISYS à partir des projets de Néhémie HOLONOU.

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